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NOTRE DROIT D’OCCUPER NOTRE TERRE QUE DIEU NOUS A DONNÉE

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NOTRE DROIT D’OCCUPER NOTRE TERRE QUE DIEU NOUS A  DONNÉE

 

Par Me SEBINTU NKINZINGABO Jotham 

 

Les Hauts et Moyens Plateaux du mont Mitumba sont notre terre. Dieu nous les a donnés, comme Il a donné à chaque peuple la sienne. Personne n'a le droit de nous en déraciner. Nous sommes profondément attachés à cette terre, car elle abrite les tombes de nos ancêtres. 

Ni le Président de la République, ni son gouvernement, ni des assaillants, ni quiconque ne peut nous effacer de notre terre. Pourtant, certains groupes armés, notamment les Wazalendo, ainsi que des militaires burundais, sont accusés par leurs détracteurs que nous sommes de poursuivre cet objectif. Que tous ces malfrats connaissent ce que dit le  proverbe, « La survie des poussins ne dépend pas de la pitié de l'épervier. » 

 

Les Banyamulenge vivent sur leur terre par la volonté de Dieu. Les Malandula, Ndalo, Kabila père, Mushubazi, Zabulon et d'autres encore n'ont ménagé aucun effort pour tenter de nous anéantir et de nous faire disparaître de la surface de la terre. Mais, grâce à la protection de Dieu, nous sommes encore en vie. Minembwe est toujours habité, et Bijombo comme Rurambo comptent encore une importante population banyamulenge. 

Selon les informations que nous recevons, des militaires burundais projetteraient de décimer la population banyamulenge de Bibokoboko afin de contraindre les survivants à choisir entre l'exil vers des camps de réfugiés au Burundi ou la mort. L'objectif serait de transformer cette localité en base arrière pour des opérations militaires visant Minembwe et d'autres contrées du mont Mitumba. Si de tels faits étaient établis, contraindre une population civile à quitter son pays constituerait une grave violation du droit international humanitaire. 

 

Les autorités et les organisations internationales compétentes, notamment le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), sont-elles informées de ces allégations ? 

 

Pendant ce temps, beaucoup ont le sentiment que ces événements se déroulent sous le regard passif de la communauté internationale. Un jour, pourra-t-elle affirmer qu'elle n'en avait pas connaissance ? 

 

Quant aux personnes citées comme ayant, selon certains, manqué à leurs responsabilités ou trahi la cause qu'elles étaient censées défendre, leurs actes appellent, le cas échéant, à être examinés avec rigueur et responsabilité. 

Les informations circulent régulièrement sur les réseaux sociaux, mais aucun écho concret ne semble répondre à ces appels d'alerte. 

 

Nous ne cessons de lancer des appels à l'aide, mais les bombardements sur Minembwe se poursuivent. Des hôpitaux, des écoles et des églises auraient été touchés, au motif qu'ils abriteraient des combattants Twirwaneho. Pourtant, les victimes rapportées sont principalement des civils, notamment des enfants, des femmes enceintes et des personnes malades. 

 

Nous appelons les dirigeants du monde, les Nations unies, l'Union africaine et toutes les organisations humanitaires compétentes à accorder une attention urgente à la situation des Banyamulenge de Minembwe, de Bibokoboko, de Bijombo et de Rurambo, et à prendre des mesures de protection efficaces afin de préserver la vie des populations civiles qui vivent dans une profonde détresse. 

 

Me SEBINTU NKINZINGABO Jotham, sebintujotham@gmail.com 

David Banoge

David Banoge

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